Accords innovants d’un montant de 3,6 millions de livres - nov/dec 2005

Les compagnies Qinetiq (née des meilleurs laboratoires de défense nationale pour travailler en liaison avec le secteur privé) et Zi Medical (spécialisée en technologies médicales) ont signé un accord de partenariat d’une valeur de 3,6 millions de livres (environ 5,4 millions d’euros), afin que Zi Medical commercialise deux technologies révolutionnaires mises au point par Qinetiq dans le domaine de la santé : Pathscore et DrugPrint.

Pathscore, développé par Qinetiq à partir de technologies d’analyse d’images militaires, est un système innovant capable non seulement d’analyser de façon objective des biopsies de sein provenant de tissus cancéreux mais également de les classer par ordre de malignité. Il s’agit d’une technologie potentiellement très importante en raison du nombre croissant de cas de cancer du sein, deuxième type de cancer en terme de mortalité chez la femme.

Actuellement, les techniques de diagnostics s’appuient sur l’analyse microscopique d’échantillons tissulaires (biopsies) et l’interprétation de l’image obtenue permet de classer l’échantillon selon le type cellulaire et le degré d’atteinte. L’évaluation du système développé par Qinetiq démontre une performance au moins égale à celle d’un pathologiste, fournissant des résultats fiables et reproductibles de façon ininterrompue, contrairement à un être humain. De plus, sa compatibilité avec les ordinateurs, microscopes et caméras existants sur le marché actuels ne nécessite pas d’investissement particulier de la part des utilisateurs. Qinetiq et Zi Medical souhaitent donc que, grâce à la rapidité d’exécution et la fiabilité de Pathscore, leur partenariat permette d’accélérer le diagnostic des cancers du sein à partir duquel le médecin peut déterminer le traitement à donner au patient. Enfin, le système pourrait aussi être utilisé pour alimenter une base de données dans laquelle les résultats (types cellulaires et degré de malignité) de chaque patient, associés à un pronostic de bien-être ou de survie, pourraient être comparable d’un patient à l’autre. Une telle base de données pourrait jouer un rôle majeur pour pronostiquer les bienfaits (ou non) de thérapies existantes ou en développement dans le cadre d’essais cliniques.

DrugPrint est, pour sa part, un détecteur « intelligent » pouvant déterminer les effets secondaires potentiels d’un composé chimique en phase d’essais clinique. Utilisé lors des étapes précliniques, DrugPrint permet de déceler les composés qui pourraient présenter des effets secondaires néfastes avant même qu’ils entrent en deuxième phase d’essais clinique. La technique permet de mesurer des signaux électriques émis par une « plaque détecteur » en réponse à l’interaction avec le composé en train d’être testé. Tout composé qui présenterait des dangers ou aucun effet bénéfique pour le patient serait alors immédiatement abandonné, réduisant de façon significative les coûts de recherche engendrés par les larges investissements de l’industrie pharmaceutique et permettant l’accélération du développement de médicaments efficaces.

Ces technologies ont un grand potentiel en santé publique, qu’il s’agisse de la réduction des investissements par l’industrie pharmaceutique ou des coûts pour les hôpitaux, la réduction des listes d’attentes de patients et l’augmentation de la fiabilité des résultats pour les patients.


Source : Qinetiq, News release, 17/10/05, www.qinetiq.com

Auteur : Dr Claire Mouchot

publié le 17/11/2008

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