Augmentation des financements pour la recherche sur la démence

Le secrétaire d’Etat en charge des services de soins de santé attaché au ministre de la santé, Paul Burstow, annonçait le 28 juin 2011 une augmentation des financements de son ministère dédiés à la recherche sur la démence pour augmenter les chances de trouver un traitement et aider les nombreuses familles touchées par cette pathologie. Cette annonce faisait suite à la publication d’un rapport par le groupe ministériel sur ce sujet, visant à améliorer le sort des trop nombreux patients atteints de cette maladie au Royaume-Uni.

En partenariat avec des "charities", le secteur universitaire et les industries pharmaceutique et biotechnologique, il a lancé la "feuille de route pour la recherche sur la démence" qui s’articule selon les cinq points suivants :
- augmenter le financement par le ministère de la santé à hauteur de 20 M£ sur cinq ans pour la mise en oeuvre de quatre nouvelles unités de recherche biomédicale dans le cadre du National Institute for Health Research (NIHR, l’institut national pour la recherche en santé) ;
- augmenter le financement par le Medical Research Council (MRC, Conseil pour la recherche médicale) à hauteur de 10% (pour atteindre 150 M£ d’ici 2015) des budgets qu’il alloue à la recherche sur la neurodégénération ;
- accroître le nombre d’experts travaillant sur cette maladie, à travers l’augmentation du nombre de fellowships académiques pour des médecins cliniques ;
- renforcer les liens entre les secteurs de la recherche publique et privée et identifier de nouvelles opportunités et partenariats ;
- accélérer le recrutement des patients et accroître le nombre de professionnels de la santé impliqués dans le réseau NIHR "Dementia and Neurodegenerative Disorders Research Network" (réseau de recherche sur la démence et les pathologies neurodégénératives).

Le groupe ministériel a identifié les domaines spécifiques qui nécessitent des recherches urgentes, qui incluent : i) l’évaluation de la prévention et des interventions de santé publique, ii) l’influence des gènes et de l’environnement dans le développement de la maladie, iii) les approches alternatives aux médicaments antipsychotiques, iv) la recherche sur les cellules souches et v) l’amélioration de la compréhension globale de la manière avec laquelle le cerveau est affecté par la pathologie.

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Les unités de recherche biomédicales sous la tutelle du NIHR seront des partenariats entre le National Health Service (NHS, Service de santé publique) et l’université. Leur objectif sera d’effectuer de la recherche translationnelle pour accélérer les bénéfices aux patients. Ces quatre nouvelles unités seront annoncées en septembre 2011.


Sources :
- Department of Health, Publications and Statistics - 28/06/11 - http://bit.ly/jnqXm9


Auteur : Dr Claire Mouchot

publié le 23/09/2011

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