Cellules souches : de la formation à la clinique

En réponse au besoin urgent de former des jeunes scientifiques aux nouvelles technologies émergeant dans le domaine de la recherche sur les cellules souches, l’Université de Nottingham sera la première à proposer un master en Stem Cell Technology à partir d’octobre 2007. Le curriculum de cette formation sur un an à temps plein sera destiné aux étudiants en science, en agriculture et en médecine. Le programme apportera aux étudiants des connaissances théoriques et pratiques, et des méthodes pour appliquer ces connaissances aux biotechnologies et à la santé humaine. Cette formation vise les personnes intéressées à poursuivre une carrière dans les domaines de la recherche sur les cellules souches, du droit et de la gestion des technologies des cellules souches, de la médecine régénérative et de la commercialisation des cellules souches. Plus d’informations peuvent être trouvées en suivant le lien Université de Nottingham ou en contactant l’administrateur

Par ailleurs, un investisseur providentiel américain désireux de rester anonyme a fait un don de 4 millions de livres (environ 6 millions d’euros) à deux équipes scientifiques londoniennes pour créer le London Project to Cure AMD (Age-related macular degenerescence, dégénérescence maculaire liée, DMLA) avec l’institut d’ophtalmologie d’University College London.

La dégénérescence maculaire liée à l’âge
Cette maladie touche environ 25 % de la population âgée de plus de 60 ans au Royaume-Uni et est responsable de cécité chez près de 14 millions de personnes en Europe. Elle affecte les cellules épithéliales rétiniennes pigmentées, cellules nourricières photoréceptrices de la rétine situées en grande majorité dans la région maculaire, qui finit par dégénérer, bloquant ainsi la vision centrale. Il existe deux types de dégénérescence maculaire, sec et humide (10 % des cas), ce dernier étant le seul pouvant aujourd’hui être traité par laser.


Le professeur Pete Coffey, responsable du projet, indique que son équipe a déjà réussi à créer au laboratoire des cellules épithéliales rétiniennes pigmentées à partir de cellules souches et que les prochaines étapes consistent donc à s’assurer de la sécurité de leur utilisation chez l’Homme. Il souhaite avoir une cohorte suffisante de patients d’ici cinq ans chez qui transplanter ces cellules. Les études similaires de transplantation chez l’animal ont déjà été menées et ont été concluantes : elles ont permis de restaurer la vision de façon satisfaisante.

En attendant la mise au point de cette nouvelle technique, quelques patients ont bénéficié d’opérations chirurgicales, consistant à collecter des cellules épithéliales à la périphérie saine de la rétine et de les transplanter dans la macula. Cette dernière technique est efficace et permet de restaurer une partie de la vision mais elle présente le problème d’être fastidieuse. En effet, deux opérations successives sont nécessaires et présentent souvent des effets secondaires. La création et la transplantation de cellules photoréceptrices à partir de cellules souches présenteraient l’avantage de réduire les opérations nécessaires à une seule et la durée de celle-ci.


Sources
- BBC News, 07/06/07
- University of Nottingham


Rédactrice : Dr Claire Mouchot

publié le 17/11/2008

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