> D’importants financements pour attirer les étudiants étrangers au Royaume-Uni - mai 2006

Le 18 avril 2006, Tony Blair, premier ministre britannique, a annoncé que 27 millions de livres (environ 39 millions d’euros) seraient consacrées, sur deux ans, à des initiatives destinées à accroître le nombre d’étudiants étrangers au Royaume-Uni. Ce financement sera apporté par le gouvernement, le British Council, le secteur de l’éducation et des entreprises privées. Lors d’une réception réunissant à Downing Street des étudiants étrangers et des sponsors, le premier ministre a particulièrement mentionné deux initiatives, d’une durée de cinq ans chacune, destinées à conforter la place du Royaume-Uni sur la scène internationale de l’enseignement :

  • la Prime Minister’s Initiative for International Education (PMI, l’initiative du premier ministre pour l’enseignement aux étrangers) : dans sa seconde phase, cette initiative s’efforcera, d’une part d’attirer 100 000 étrangers vers l’enseignement supérieur britannique, et, d’autre part d’encourager les partenariats entre les établissements d’enseignement supérieur britanniques et leurs homologues étrangers ;
  • la UK-India Education Research Initiative (UKIERI, l’initiative indo-britannique pour l’éducation et la recherche) : elle est conçue pour améliorer les liens entre l’Inde et le Royaume-Uni dans les domaines de l’éducation et de la recherche.

La Prime Minister’s Initiative for International Education (PMI)
La première phase de cette initiative a été lancée par Tony Blair en 1999. Objectif lui avait été donné de porter le nombre d’étudiants non-communautaires présents au Royaume-Uni à 75 000 en 2005 (scindés en 50 000 pour l’enseignement supérieur et 25 000 pour l’enseignement post-scolaire ou Further Education). Selon le gouvernement, ces objectifs ont été dépassés avant la date avec 93 000 et 23 000 étudiants dans l’enseignement supérieur et la formation post-scolaire, respectivement.
La seconde phase, annoncée par le premier ministre, se veut plus ambitieuse avec un total de 100 000 étudiants supplémentaires. En outre, elle comporte un volet centré sur l’établissement de partenariats et d’alliances durables avec les institutions et établissements étrangers.

La UK-India Education Research Initiative (UKIERI)
Tony Blair en a annoncé la création de cette initiative en septembre 2005, lors de sa visite en Inde. UKIERI devrait soutenir des projets de recherche et proposer des échanges de personnel, des détachements et des doctorats communs. Dans une moindre mesure, elle développera également des activités autour des écoles et de l’enseignement professionnel et technique.
Un financement de 12 millions de livres (environ 18 millions d’euros) a été alloué en provenance du Department for Education and Skills (DfES, le ministère de l’éducation), du Foreign and Commonwealth Office (FCO, le ministère des affaires étrangères) et du British Council. Cinq millions supplémentaires (environ 7 millions d’euros) devraient être apportés par des entreprises privées.
Les sociétés BP, BAE Systems, GlaxoSmithKline et Shell ont d’ailleurs rejoint le projet en apportant chacune autour d’un million de livres (environ 1,46 million d’euros). Tata Group (le plus grand groupe privé indien) sera quant à lui la première société indienne à participer activement à l’initiative : le groupe soutiendra des visites d’universitaires actifs dans des domaines de recherche clés.

Au cours des deux prochaines années (2006-7 et 2007-8), le soutien financier apporté à la promotion de l’enseignement britannique s’élèvera à 27 millions de livres ; certains financements sont déjà fléchés pour des régions ou des pays particuliers :

  • 3 millions de livres (environ 4,4 millions d’euros) pour les partenariats Afrique/Royaume-Uni ;
  • 2 millions de livres (environ 2,9 millions d’euros) pour les partenariats Russie/Royaume-Uni ;
  • 4 millions de livres (environ 5,8 millions d’euros) pour des bourses et des partenariats Chine/Royaume-Uni ;
  • 7,5 millions de livres (environ 11 millions d’euros) pour la UKIERI.

Universities UK (UUK), l’organisation qui regroupe les établissements d’enseignement supérieur britanniques, s’est réjouie de ces initiatives, en particulier parce que d’autres pays sont actifs dans le même domaine. Ainsi, selon UUK, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et les Pays-Bas ont annoncé récemment le lancement de d’initiatives disposant respectivement de 48,6 millions de livres (environ 71 millions d’euros), 27,3 millions de livres (environ 40 millions d’euros) et 69 millions de livres (environ 101 millions d’euros).


Sources : DfES , 18/04/06 ; ResearchResearch, 18/04/06 ; Universities UK, 18/04/06


Auteur : Dr Anne Prost

publié le 20/07/2006

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