Démarrage de la deuxième phase d’un projet concernant les enfants prématurés

Le « Medical Research Council » (MRC) a annoncé l’allocation de 3 millions de livres (environ 4.5 millions d’euros) pour financer la prochaine phase d’un projet unique démarré en 1995 et dirigé par le professeur Neil Marlow au « Queen’s Medical Centre » de Nottingham. Ce projet, nommé EPICure, a pour but d’étudier les chances de survie des enfants nés de façon extrêmement prématurée, leur santé à long terme et les implications sociales qui en découlent. En particulier, les objectifs du projet sont de fournir des informations approfondies concernant les statistiques de survie de ces enfants et les données à long terme afin de donner au corps médical la possibilité de fournir les meilleurs conseils et informations aux parents faisant face à la naissance d’un bébé prématuré. En 1995, les chercheurs ont suivi un groupe de bébés nés à 25 semaines de gestation (au lieu des 40 habituelles) : seulement 308 enfants ont survécu sur 1289 naissances, et ces enfants ont été examinés à 2,5 et 6,5 ans.

À 2,5 ans, 50 % des enfants ne présentaient aucune infirmité, 25 % étaient touchés par des désordres sérieux tels que l’infirmité motrice cérébrale, la surdité ou la cécité. Les 25 % restants étaient affectés par des désordres d’ordre moins graves, l’éventail s’étalant depuis de faibles index de développement jusqu’au besoin de port des lunettes. Cette étude démontra également que 46 % des enfants étaient traités médicalement pour des problèmes liés à des troubles respiratoires : ahans, toux ou asthme...

À 6,5 ans, les mêmes enfants étaient à nouveau examinés ; la même proportion était indemne de toute infirmité et 25 % souffraient de désordres modérés à sévères. Parmi les enfants atteints de troubles sévères à 2,5 ans, 85 % présentaient toujours des troubles majeurs 4 ans plus tard. Par ailleurs, les chercheurs avaient évalué que plus de 40 % de l’ensemble de ces enfants prématurés nécessitaient une aide spécifique à l’école.

La prochaine phase du projet devrait démarrer à l’automne 2005. Les mêmes enfants, aujourd’hui âgés de 10 ans, seront à nouveau évalués, et l’accent sera mis sur les progrès faits aux plans psychologique, psychiatrique et respiratoire. De nouveau bébés prématurés seront également recrutés pour cette étude, nés au plus à 26 semaines de gestation, afin de comprendre comment le type de traitement reçu au moment de la naissance et les avancées médicales de ces dix dernières années peuvent affecter leur santé à long terme (la proportion de bébés qui survivent à une naissance très prématurée est nettement plus importante qu’elle ne l’était en 1995). Les chercheurs utiliseront également de nouvelles méthodes d’évaluation de la fonction pulmonaire pour déterminer les causes sous-jacentes des désordres respiratoires, si fréquents dans la première étude.

Source : Medical Research Council, MRC, 11/05/05, www.mrc.ac.uk

publié le 17/11/2008

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