Du matériau vitreux bioactif pour des applications médicales

L’université de Kent collabore avec des équipes de recherche de l’université de Warwick, d’Imperial College (Londres) et de University College London (UCL) pour développer de nouvelles formes de verre dégradable. Ces verres sont destinés à une grande variété d’applications médicales comme la croissance d’os neuf. Cette équipe de scientifiques, animée par Robert Newport, professeur de physique mathématique et directeur du groupe des matériaux fonctionnels de l’Université de Kent, a reçu de l’« Engineering and Physical Sciences Research Council » (EPSRC) un financement d’un million de livres (environ 1,4 million d’euros) pour leurs recherches. L’objectif des chercheurs est d’étudier des verres bioactifs et leurs utilisations possibles pour un certain nombre d’applications médicales. Les verres bioactifs sont significativement différents des verres plat ou creux. Par exemple, il est possible, dans certains cas, de fabriquer un verre qui favorise la croissance osseuse. Dans tous les cas, le verre se dissout sans danger au contact des fluides corporels comme le plasma sanguin. Pour cela, les chercheurs des quatre universités vont non seulement synthétiser les nouveaux matériaux mais également essayer de comprendre leur structure au niveau atomique.

La synthèse des verres bioactifs sera effectuée par la technique sol-gel, par opposition à la méthode classique de fusion dans un four porté à haute température. La méthode sol-gel présente l’avantage d’étendre la région de formage du verre de telle sorte que l’on peut créer des compositions chimiques auparavant impossibles à atteindre ou encore créer des structures inhabituelles, par exemple avec une forte porosité. Le développement par l’équipe de l’université de Kent d’une série de verres biodégradables évitant la formation d’infections bactériennes sur les implants chirurgicaux a joué un rôle clé dans l’attribution du financement de recherche.

Le partenariat multidisciplinaire fera appel aux expertises des trois universités :

• la synthèse et l’analyse par rayons X et par diffusion de neutrons pour l’université de Kent ;

• le groupe de Résonance Magnétique Nucléaire de l’état solide de l’université de Warwick ;

• la division des biomatériaux et de l’ingénierie des tissus de l’Institut Dentaire Eastman de UCL.

Les chercheurs devraient ainsi être en mesure d’examiner les relations entre la structure et les propriétés in vitro de cette famille de verres. Cette alliance est en fait fondée sur le partenariat Kent-Warwick qui existe depuis longtemps pour les matériaux sol-gel ; elle vient également en complément du travail sur les verres bioactifs à base de silicate effectué en collaboration avec le groupe d’ingénierie des tissus d’Imperial College et destiné à comprendre les capacités du matériau à promouvoir la régénération osseuse.

Ces verres sont destinés à une grande variété d’applications médicales comme la croissance d’os neuf.


Source : University of Kent, 22/03/05, www.kent.ac.uk/news


Auteur : Dr Anne Prost

publié le 09/07/2008

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