> IP2IPO ajoute Bristol à son portefeuille d’universités partenaires - jan 2006

La société privée de commercialisation de la propriété intellectuelle IP2IPO (pour Intellectual Property To Initial Public Offer, cf. Actualités scientifiques au Royaume-Uni, février 2005, p. 23) a encore élargi le nombre de ses partenaires en signant un accord avec l’Université de Bristol.

L’université de Bristol faisait déjà partie du partenariat SETsquared qui réunit les universités de Bath, de Bristol, du Surrey et de Southampton (elle-même déjà partenaire d’IP2IPO). Fondée en 2002, cette alliance soutient des jeunes entreprises de haute technologie à fort potentiel de croissance : elle leur propose ainsi des locaux, des conseils ainsi que l’accès à un réseau d’entrepreneurs et d’investisseurs. Le partenariat SETsquared est financé par le gouvernement britannique et soutenu par le secteur privé : il s’agit du plus important programme de ce type au Royaume-Uni. Depuis sa création, il a aidé plus de cent entreprises.

L’Université de Bristol est un excellent centre de recherche et ses chercheurs ont déjà créé plus de 20 jeunes entreprises. Lors du dernier Research Assessment Exercise (RAE, l’exercice d’évaluation de la recherche britannique), quinze départements (dont dix dans les domaines de la science, des sciences de l’ingénieur ou de la médecine) ont reçu la note maximale de 5*. En parallèle, 21 autres départements (dont huit dans les domaines de la science, des sciences de l’ingénieur ou de la médecine) ont reçu la note 5.

Le partenariat signé entre l’université et IP2IPO court sur une durée de 25 ans : les chercheurs disposant d’idées commercialisables pourront solliciter des financements destinés à l’amorçage ou au premier stade de développement d’une entreprise auprès d’un fond d’investissement d’un montant initial de 5 millions de livres (environ 7 millions d’euros). Du personnel d’IP2IPO travaillera également sur le site de Bristol en collaboration avec les spécialistes de transfert de technologie de l’université. En retour, IP2IPO recevra une participation en actions dans les spin-outs de l’université. La quote-part que les universitaires reçoivent traditionnellement lorsqu’une entreprise est créée pour commercialiser les résultats de leurs recherches restera inchangée.

Bristol rejoint ainsi les cinq partenaires universitaires existants d’IP2IPO :
- Université d’Oxford : jusqu’à 2015, IP2IPO reçoit 50 % des intérêts produits par les spin-outs et les licences technologiques fondées sur la propriété intellectuelle générée par le département de chimie de l’université.
- Université de Southampton : jusqu’à 2027, IP2IPO reçoit une participation de 20 % dans les spin-outs fondées sur la propriété intellectuelle générée par l’université dans son ensemble. La société IP2IPO fournit également des financements d’amorçage en contrepartie d’une participation en action supplémentaire dans les jeunes pousses dans lesquelles elle investit.
- King’s College London : jusqu’à 2028, IP2IPO reçoit une participation de 20 % des intérêts produits par les spin-outs et 20 % des revenus des licences technologiques fondées sur la propriété intellectuelle générée par l’université dans son ensemble. Comme pour Southampton, des fonds d’amorçage pour les jeunes pousses sont proposés en contrepartie d’une participation en action supplémentaire.
- Université d’York : IP2IPO a acquis un tiers d’Amatheon Limited, la compagnie qui a été formée pour commercialiser la propriété intellectuelle créée par le Centre for Novel Agricultural Products (CNAP, le centre de recherche en génomique végétale de l’Université de York). Amatheon Limited détient jusqu’en 2028 les droits de propriété intellectuelle issus du CNAP. IP2IPO propose également des capitaux d’amorçage aux spin-outs créées par Amatheon Limited et fondées sur la propriété intellectuelle développée au sein du CNAP.
- Université de Leeds : à travers sa filiale Techtran, rachetée à l’Université de Leeds en janvier 2005, IP2IPO détient une participation de 30 % dans les spin-outs de l’université et reçoit 30 % des revenus nets dérivés des licences des droits de propriété intellectuelle de l’université.


Sources : Université de Bristol, 5/12/05 ; IP2IPO ; The Guardian, 5/12/05 ; SETsquared Partnership


Auteur : Dr Anne Prost

publié le 06/03/2006

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