Il faut montrer que l’Europe c’est très concret et cela aide les gens - Ministre

Entretien de M. Clément Beaune, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargé des affaires européennes, avec « LCI » (extraits)

(Paris, 28 juillet 2020)

(...)

Q - Vous avez le sentiment que ce qui s’est passé en Europe sera peut-être aussi l’occasion de réconcilier les Français avec cette Europe qui leur semble très lointaine, très technocratique, très éloignée finalement de leurs préoccupations quotidiennes. Là, l’Europe va venir les aider.

R - Exactement. Je crois que, moi, c’est la mission que je vois pour ce ministère aujourd’hui, c’est montrer que l’Europe n’est pas un sujet à part, ce n’est pas un sujet technique, qui est dans son coin. C’est un sujet qui est très concret. La négociation budgétaire, c’était quatre jours, on a vu beaucoup d’images, beaucoup de négociations diplomatiques, mais c’est le plan de relance à la fin, c’est…

Q - …C’est du concret, c’est des milliards d’euros…

R - C’est quarante milliards d’euros. Et les milliards d’euros, ce sera des projets concrets. Le plan de relance français, c’est cent milliards d’euros, le Premier ministre et le président l’ont dit. L’Europe en apportera 40 milliards d’euros, 40% de ce plan de relance sera financé par l’aide européenne dans tous les secteurs, y compris ceux qu’on a évoqué hier au conseil de défense écologique, la rénovation thermique des logements, le véhicule électrique…

Q - L’Europe aussi contribue à cela ?

R - L’Europe contribuera à tout cela, à soutenir le secteur du tourisme, toutes les priorités du plan de relance seront soutenues activement par l’Europe. Et, donc, je crois que c’est cela l’enjeu, c’est de montrer que l’Europe, ce n’est pas simplement des gens qui se réunissent dans une salle et qui parlent toutes les langues, ce sont des choses qui aident les gens.

Je prends un dernier exemple : la politique agricole commune dont on parle souvent, c’est la première politique européenne. On s’est battu pendant deux ans, le président s’est battu encore au cours du sommet, pour garantir les revenus des agriculteurs français qui sont financés par cette politique agricole. Il y a deux ans, quand la négociation a commencé, on baissait tous ces revenus de quinze milliards d’euros ; aujourd’hui, on a stabilisé, garanti les revenus sur sept ans. Donc, je crois qu’il faut montrer que l’Europe c’est très concret et cela aide les gens. (...)./.

publié le 30/07/2020

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