La France combat le commerce illégal d’espèces sauvages

La France a participé les 11 et 12 octobre à la conférence internationale de Londres sur le commerce illégal d’espèces sauvages. La France a pris des engagements forts sur ce sujet.

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L’Ambassadeur français pour l’environnement, Xavier Sticker, adresse la conférence.

Au niveau national, la loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages du 8 août 2016 a renforcé les sanctions relatives au commerce illégal de la vie sauvage. Dans son plan national pour la biodiversité adopté le 4 juillet 2018, la France s’est engagée à intensifier les coopérations entre les services de police et de contrôle en mettant en place dès 2018 un comité de pilotage présidé par le ministre en charge des douanes et le ministre en charge de la transition écologique. La France traduit également ses efforts en matière de lutte contre le commerce illégal d’espèces sauvages au travers de son aide publique au développement. En 2017, la France a alloué plus de 340 millions d’euros à l’aide au développement en faveur de la biodiversité. Une part de cette enveloppe est allée à la lutte contre les trafics et à la protection des espèces sauvages. Par exemple, un projet d’un montant de 10 millions d’euros est en cours avec le Gabon. Un autre, d’un montant de 8,5 millions d’euros, est en cours avec le Mozambique. Les travaux sont lancés pour préparer un projet s’élevant à plusieurs millions d’euros au Cameroun, au Tchad et au Niger. Par ailleurs, une délégation tchadienne de haut niveau est actuellement en visite à Paris dans le cadre d’un programme de renforcement des capacités piloté, du côté français, par l’Office national de la chasse et de la faune sauvage.

Concernant le cadre institutionnel de l’action, la France s’est également engagée à tenir des positions ambitieuses dans la cadre de la convention de Washington sur le commerce international des espèces menacées d’extinction (CITES), y compris sur les bois précieux et des espèces relevant de la biodiversité ordinaire telles que les holothuries.

Dès 2016, la France a été le premier Etat européen à fermer son marché intérieur de l’ivoire d’éléphant. Avec ses partenaires africains de la Coalition pour l’éléphant d’Afrique, elle a mené le combat, avant la dernière conférence des parties à la CITES, pour que des mesures de fermeture des marchés de l’ivoire soient prises partout dans le monde. Le Royaume-Uni a fait de ce sujet un des axes de la conférence de Londres, confortant ainsi la dynamique établie sur ce sujet

publié le 26/11/2018

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