La priorité en Syrie reste la poursuite du combat contre la menace terroriste

Lutte contre le terrorisme islamiste - Réponse de M. Marc Fesneau, ministre chargé des relations avec le Parlement, à une question au gouvernement à l’Assemblée nationale

(Paris, 8 octobre 2019)

Vous nous interrogez sur la situation particulière de cette région. En l’absence de Jean-Yves Le Drian, qui vous prie de bien vouloir l’excuser, je vais vous répondre.

En Syrie, la chute des derniers bastions de Daech ne signifie malheureusement pas la fin de la guerre. Au Nord-Ouest les bombardements meurtriers se poursuivent sur Idlib. Au Nord-Est, les informations relatives à une éventuelle opération militaire unilatérale de la Turquie sont extrêmement préoccupantes sur le plan humanitaire, mais également en raison des conséquences d’une éventuelle offensive sur les efforts collectifs de lutte contre le terrorisme. Daech n’a pas disparu, mais il est passé à la clandestinité depuis sa défaite territoriale.

Sur le plan politique, l’annonce par le secrétaire général des Nations unies d’un accord sur la formation du comité constitutionnel est une première étape attendue depuis longtemps et qui doit ouvrir la voie à un véritable processus politique.

Dans l’ensemble des zones reprises par le régime, les exactions qu’il commet représentent le principal obstacle au retour des réfugiés. Nous consacrerons au cours de ces trois prochaines années plus d’un milliard d’euros de prêts et de dons à ces réfugiés et à ceux qui les accueillent, notamment au Liban et en Jordanie.

Face à cette situation, la France conduit globalement une diplomatie réaliste et résolue.

La priorité reste la poursuite du combat contre la menace terroriste, pour notre sécurité nationale.

Nous appelons la Turquie à éviter une initiative qui irait à l’encontre des intérêts de la coalition globale contre Daech, dont elle fait partie. La sécurité de nos partenaires des forces démocratiques et des populations du Nord de la Syrie… Mais si ! Je réponds sur les questions de sécurité et de terrorisme. M. Meyer Habib a bien évoqué la question syrienne.

Outre le dispositif militaire, la stabilisation du Nord-Est est essentielle dans le cadre d’une gouvernance impliquant tous les partenaires.

Les paramètres d’une solution existent, là comme ailleurs. Ce sont, en particulier, le travail du comité constitutionnel pour une vision de la Constitution et les prochaines élections nationales.

Sur cette base, il revient aux pays capables de peser sur la crise, et sur les autres crises, de prendre leur responsabilité, tout comme le fait la France./.

publié le 10/10/2019

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