> Le BBSRC change le mécanisme de financement de ses instituts - mars 2006

Le Biotechnology and Biological Sciences Research Council (BBSRC) a annoncé le 17 février 2006 que le budget global alloué à ses instituts propres (au nombre de sept) serait augmenté de façon substantielle d’ici à 2007-08. Ce seront donc 11 millions de livres (environ 15 millions d’euros) supplémentaires qui viendront s’ajouter aux 63 millions de livres déjà dans l’enveloppe récurrente actuelle (environ 88 millions d’euros correspondant au budget de base des instituts et excluant le financement d’investissements). Une partie de cet accroissement sera destiné à renforcer des activités génériques telles que le transfert de connaissances, la formation du personnel et le développement des carrières. En parallèle, le soutien au capital d’investissement à la fois des infrastructures et des équipements atteindra 200 millions de livres pour les quatre ans à venir (environ 280 millions d’euros).


1. Animal Health and Welfare

Le BBSRC s’engage à augmenter le budget de base des instituts menant des recherches sur la santé et le bien-être animal de 22 à 26 % d’ici à 2009-10. Cette augmentation sera répartie comme suit :
- l’Institute of Animal Health (IAH) recevra une somme annuelle additionnelle de 2,3 millions de livres (environ 4 millions d’euros) à partir de 2006-07 et qui s’élèvera à 3,5 millions de livres (environ 5 millions d’euros) d’ici à 2009-10. Cette enveloppe supplémentaire sera destinée à renforcer la durabilité de l’institut et à soutenir la nouvelle stratégie mise en place. Les objectifs ont été recentrés afin de rendre l’institut plus compétitif et lui donner les moyens de devenir un centre d’excellence en recherche fondamentale dans le domaine des maladies infectieuses de l’animal. L’enveloppe supplémentaire, qui prend en compte les budgets importants nécessaires pour entretenir les animaleries d’animaux de grande taille, sera complétée par des revenus extérieurs. L’institut pourra par exemple faire des demandes de financements extérieurs avec un plafond de 1 million de livres (environ 1,4 millions d’euros). Par ailleurs, le BBSRC souhaite pouvoir redévelopper le Pirbright laboratory de l’IAH en collaboration avec le Defra (Department for Environment, Food and Rural Affairs) et est actuellement en pourparlers avec le ministère pour trouver un terrain d’entente satisfaisant les trois parties.
- un nouveau centre de recherche, l’ Edinburgh Bioscience Research Centre (EBRC), devrait voir le jour. Les recherches menées dans le domaine des biosciences animales auront la particularité d’être uniques au Royaume-Uni et regrouperont les recherches actuellement menées au Roslin Institute (RI) et au sein de l’unité Neuropathogenesis (NPU) de l’IAH. De façon plus détaillée, les sujets de recherche mettront l’accent sur les maladies infectieuses, la reproduction et le développement, la biologie comportementale et le bien-être, la production durable d’animaux fermiers et la biomédecine. L’EBRC sera financé par le BBSRC à hauteur de 35 millions de livres (environ 50 millions d’euros), incluant le transfert des budgets de base alloués au RI et au NPU pour ces domaines de recherche spécifiques (5,7 millions de livres, environ 8,5 millions d’euros) auxquels viendront s’ajouter des incréments plafonnant à 2 millions de livres annuels (environ 2,9 million d’euros). Par ailleurs, l’Université d’Edimbourg, en tant que partenaire de ce nouveau centre, participera au budget global à hauteur de 12 millions de livres (environ 17,4 millions d’euros) en finançant environ 100 chercheurs et étudiants-chercheurs. Le centre sera situé sur le site de l’école vétérinaire de Easter Bush et certaines infrastructures devraient être partagées avec le Moredun Research Institute et le Scottish Agricultural College.


2. Agriculture durable et utilisation des terres

- L’ Institute of Grassland and Environmental Research (IGER) et le Rothamsted Research (RRes) verront leur budget de base global augmenter de 0,5 million de livres (environ 0,7 million d’euros) pour atteindre 14,7 millions de livres en 2006-07 (environ 21 millions d’euros). En raison de la multiplication des synergies scientifiques, du changement de stratégie nationale et de la diminution des budgets alloués par certains autres organismes de financement (en particulier le Defra), le BBSRC redirigera les financements destinés à ces deux instituts selon un mécanisme unique. Selon le BBSRC, cette redistribution n’enfreint en rien son engagement à soutenir la recherche de qualité internationale en biologie végétale et en science de l’alimentation, au sein d’un cadre national déterminé. C’est la raison pour laquelle les pourparlers entre le BBSRC et le Defra continueront sur le moyen ou le long terme, afin d’optimiser les mécanismes de financements durables. Le BBSRC souhaite également promouvoir des liens étroits avec d’autres centres de recherche. Par exemple, le BBSRC, l’IGER et le RRes ont répondu à la consultation lancée par le Natural Environment Research Council (NERC) concernant le centre pour l’écologie et l’hydrologie, en identifiant les synergies de recherche et les opportunités opérationnelles entre les organismes respectifs.
- Le BBSRC augmentera le budget de base du John Innes Centre (JIC) de 2 millions de livres (environ 2,9 millions d’euros) pour atteindre 14 millions de livres (environ 20,3 millions d’euros) d’ici à quatre ans afin de récompenser l’excellence de la recherche menée sur les plantes au sein de l’institut et sa capacité à mettre l’accent sur le transfert des connaissances. Le BBSRC encourage davantage de collaborations entre les instituts et le secteur universitaire et a, à cet effet, annulé le plafond des demandes de subventions extérieures que peuvent faire les instituts pour des projets collaboratifs.


3. Sciences biomédicales et de l’alimentation

- De la même façon, le Brabaham Institute (BI) verra son budget de base augmenté de 2,3 millions de livres (environ 3,3 millions d’euros) pour atteindre 12,8 millions de livres (environ 18,6 millions d’euros) au cours des quatre prochaines années, afin de récompenser l’excellence de la recherche menée, permettre de développer de nouvelles recherches et aider à la durabilité de l’institut sur le long terme. En plus de l’annulation du plafond autorisé des demandes de subventions extérieures, le BBSRC a également relevé celui des prix scientifiques individuels qui peuvent être accordés à des chercheurs.
- Le budget de base de l’ Institute of Food Research (IFR) devrait augmenter de 300 000 livres (environ 440 000 euros) en 2006-07 afin d’aider à la mise en place de la nouvelle stratégie de l’institut, dont l’accent sera mis sur quelques domaines scientifiques d’excellence. Le BBSRC planifie de réévaluer, en 2007, les avancées effectuées dans le cadre de cette nouvelle stratégie.


4. Transfert de connaissances

Le soutien au transfert de connaissances sera renforcé à hauteur d’un million de livres (environ 1,45 million d’euros) afin que les instituts puissent renforcer leur culture de transfert de connaissances et diversifier leurs portefeuilles vers davantage d’innovation.


5. Développement des carrières

Deux millions de livres (environ 3,8 millions d’euros) viendront renforcer la formation du personnel et 1,5 million de livres annuels (environ 2,2 millions d’euros) permettront la mise en place de fonds fléchés spécialement destinés à des salaires de chercheurs (fellowships) travaillant dans les instituts. Ce financement servira à recruter d’excellents scientifiques dans des domaines prioritaires et ouvrira de nouvelles opportunités de développement de carrières.
Pour conclure, le BBSRC indique que les changements proposés permettront d’apporter un budget de base stable et constant, entre 50 et 60 % du budget de fonctionnement des instituts nécessaire à assurer leur pérennité sur le long terme. La stabilité apportée par ces financements permettra aux chercheurs de haut niveau de planifier leur recherche sur le long terme, de préserver les expertises au sein de leurs équipes de recherche et de construire et entretenir des infrastructures de haute qualité.

Auteur : Dr Claire Mouchot


Source : BBSRC, Media releases, 17/03/06 & 24/03/06, www.bbsrc.ac.uk

publié le 10/05/2006

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