Le Ministre parle du commerce extérieur et du Brexit

Commerce extérieur - Entretien de M. Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, avec « BFM Business-BFMTV » - Extraits

(Paris, 7 février 2019)

Q – Bonjour Jean-Baptiste Lemoyne, merci d’être avec nous.

R – Bonjour. Merci à vous,

Q - Les chiffres du commerce extérieur ont été publiés ce matin. Depuis 15 ans, ils sont une nouvelle fois déficitaires, est-ce que cela veut dire qu’aucune politique économique ne parvient à redresser notre commerce extérieur ?

R - Vous savez, je ne suis pas un fétichiste du solde. C’est vrai que l’on a toujours tendance à se concentrer sur ce pied de colonne, sur ce solde commercial.

Q – Ce sont des chiffres.

R – Oui, mais il faut le décortiquer et l’on voit que derrière cet arbre se cache la forêt et peut-être de bonnes nouvelles. Je m’explique : nous avons, hors énergie, un déficit commercial qui est en repli et qui s’est amélioré de 12%. Je parle de ce sujet parce que l’énergie, c’est quand même les deux tiers de notre déficit commercial et cela veut dire que ce sont des éléments exogènes, qui nous échappent. Le prix du baril s’est largement apprécié l’année dernière et donc cela a un impact.

Quelles sont donc les bonnes nouvelles ? C’est que nous continuons à avoir des exportations en croissance, de l’ordre de +3,8%, nous continuons d’avoir un excédent en matière de services, et notamment grâce au tourisme qui atteint des recettes record de l’ordre de 57 milliards d’euros cette année. Nous avons, pour la première fois depuis 2003, cela fait quinze ans, un record en termes de nombre d’entreprises exportatrices à 125.300.

Certes, il y a un chiffre un peu magique qui est toujours lâché en pâture, mais derrière ce chiffre du déficit, il y a énormément de fondamentaux qui sont très intéressants, très sains, et sur lesquels je pense que nous pouvons bâtir une croissance solide à l’international et faire en sorte que l’international, que ce soit l’Union européenne ou le grand large, devienne un réflexe naturel. C’est vrai que nous avons un marché national qui a une taille critique, donc un certain nombre de nos entrepreneurs se disent peut-être qu’il suffit, mais aujourd’hui on le voit, nous avons besoin de relais de croissance qu’il faut aller chercher à l’extérieur.

Q – En même temps, on voit bien que c’est surtout grâce à l’aéronautique ; comme toujours, l’aéronautique est l’automobile font que ce commerce extérieur se maintient plus ou moins, même si on frôle les 60 milliards de déficit quand même !

R - Pas que l’aéronautique ; c’est bien sûr le premier excédent, l’automobile, mais également le secteur du luxe et de la chimie. C’est intéressant aussi de voir que des secteurs dans lesquels nous étions donnés comme archi battus depuis des années – je pense au textile – rebondissent. Je crois qu’il n’y a pas de fatalité, regardez, depuis deux ans, le nombre d’usines ouvertes est supérieur au nombre d’usines fermées. Ce sont des signaux qui montrent que notre politique de compétitivité qui d’ailleurs a été enclenchée il y a déjà quelques années avec le CICE et aujourd’hui avec sa pérennisation est en train de produire des effets. Nous avons gagné 4% de compétitivité coût par rapport à nos voisins ce n’est pas un hasard si nous reprenons des parts de marché dans l’Union européenne et nous amoindrissons ce déficit qui existait par rapport à nos voisins européens.

Je veux dire que la France a beaucoup d’atouts car certes, nous avons de bons résultats en terme d’export comme je le disais, mais nous avons aussi, et c’est une spécificité française, y compris par rapport à l’Allemagne ou à l’Italie qui sont de grands exportateurs, nous avons une présence sur les marchés eux-mêmes, à l’étranger, à travers un certain nombre de filiales. Nous sommes recordman des filiales 38.000, alors que nos amis allemands ou italiens en ont plutôt 25.000. Surtout, ces investissements directs à l’étranger produisent du cash qui revient à la maison. Ce sont 69 milliards d’euros qui sont rapatriés, suite aux bénéfices réalisés aussi sur les marchés extérieurs. C’est ce qui fait que nous avons une balance commerciale qui finalement n’est pas loin de l’équilibre, elle est seulement à 0,7% de déficit, ce qui est plutôt bon.

Je crois donc qu’il est important de montrer que cette mondialisation, on peut en saisir les opportunités, à la fois par l’export, mais également par les implantations locales, et que l’un ne contredit par l’autre, l’un n’est pas antinomique de l’autre.

Q – Donc, vous dites que la politique menée commence à produire ses effets, et notamment le CICE ou pas ? Il y a tout un débat sur le CICE qui était fait pour abaisser les coûts et pour faciliter l’exportation pour certaines PME qui, c’est vrai, sont un peu réticentes à l’exportation.

R - Il y a plusieurs dimensions, la dimension du coût que vous venez d’évoquer, qui produit des effets sur la compétitivité. Il y a la dimension compétitivité hors coûts, car la France est quand même championne pour le crédit d’impôts recherche. Vous avez vu que 10 milliards d’euros vont être mis sur l’innovation, c’est le fonds que porte Bruno Le Maire. Tout cela va nous aider à être meilleur.

Il y a aussi la réforme du dispositif du soutien à l’export. Le Premier ministre l’avait annoncée il y a un an, aujourd’hui, c’est effectif.

J’étais hier avec toutes les équipes, ce sont 200 conseillers export qui viennent de Business France et des Chambres de commerce dans les territoires, maintenant c’est une seule équipe. Avant on signait des conventions, on disait que l’on allait mieux travailler ensemble, aujourd’hui, ils sont physiquement dans les mêmes bureaux, il y a un guichet unique et je peux vous dire que cela simplifie les choses, cela simplifie la vie et j’ose espérer qu’en 2019 on verra des résultats avec encore plus d’entreprises exportatrices. Le but, c’est d’aller détecter les pépites qui ont un potentiel à l’export mais qui aujourd’hui ne l’exploitent pas.

Q - Y a-t-il un changement des mentalités, le sentez-vous ?

R - Oui. Il aurait fallu que nous soyons hier ensemble, parce que ces équipes qui sont réunies ont un très bel état d’esprit, l’amalgame se fait.

Q - Je pensais plutôt aux entreprises, elles ont deux blocages, l’international et l’innovation, la technologie, ce sont les créneaux de demain.

R – Concernant les entrepreneurs il y a de belles histoires, je pense au parfumeur M. Duriez, je pense au slip français, bref des entreprises qui se sont lancées il y a peu et qui, tout de suite sont allées attaquer l’international. C’est aussi le rôle de notre école, de notre système de formation dans le supérieur, de faire en sorte que les langues étrangères ne soient plus étrangères, faire en sorte aussi que, quelque part, l’on acquiert cette culture de la projection à l’international. Cela ne se change pas d’un coup d’un seul, mais en tout cas, je peux vous dire que l’on fait tout pour.

Q - France Export, c’est mis en place quand ?

R - Cela a été mis en place dans onze des grandes régions.

Q - Tout est rattaché, Business France, tout ça, ça disparaît, et c’est rattaché totalement à vous, en l’occurrence au ministère des affaires étrangères ?

R - L’entité juridique Business France continue à exister, les entités juridiques des chambres de commerce continuent à exister, mais les hommes et les femmes qui composent ces équipes sur le terrain, concrètement, elles sont ensemble, dans les mêmes locaux. C’est une seule équipe, ils ont les mêmes cartes de visite, « Team France Export ».

Q - A Bercy ou aux affaires étrangères ?

R - C’est dans les territoires, auprès des régions, car on veut être sur le terrain. Nous, nous sommes juste en mode pilotage, mais avec Jean-Yves Le Drian nous y sommes très attentifs, bien évidemment.

Q - Si je vous pose la question, c’est, au-delà des lieux et de savoir dans quels bureaux, c’est parce que c’était un grand débat, initié par Laurent Fabius, pour que toute cette politique extérieure revienne, soit sous le drapeau du ministère des affaires étrangères, si je puis me permettre. Cela a été une longue bataille, Bercy était très réticent, là, on a l’impression que vous avez définitivement gagné la bataille ?

R - Je vais vous dire, franchement, je travaille au quotidien avec le Trésor, il relève de Bercy, dans les meilleures conditions, pour définir notre politique commerciale, pour les négociations à Bruxelles avec tous les blocs économiques. Donc, franchement, on n’est vraiment plus là-dedans. Je crois vraiment qu’on ne peut pas se payer ce luxe de querelles de tranchées, et ce n’est pas ce que je ressens au quotidien.

Q - Vous avez peut-être vu, c’est tombé ce matin en l’occurrence, la Commission européenne qui a délivré ses prévisions de croissance pour l’Union européenne, et notamment pour la France, avec un sacré coup de froid, 1,3%, elle était à 1,6% de croissance pour 2019. Je recevais Bruno Le Maire, ministre de l’économie et des finances, il me disait non, ce sera 1,7% et on fera tout pour. Le FMI, la Banque de France ont dit 1,5%, là la commission dit 1,3%. Le gouvernement maintient 1,7% ? Même si vous n’êtes pas ministre de l’économie, cela ne m’avait pas échappé.

R - Écoutez, comme on dit, c’est à la fin de la foire que l’on compte les bouses. On aura le résultat, naturellement, à l’issue de l’année. Mais ce que je veux dire…

Q - Il y a les hypothèses budgétaires, il y a un budget qui a été construit, quand même…

R - …Quand on se regarde on se fait peur, quand on se compare on se rassure. Le 1,3% qu’a annoncé Bruxelles dans ses prévisions, il faut le regarder par rapport au 1,1% qui est annoncé pour l’Allemagne alors qu’elle a des prévisions à 1,8% et il faut le regarder par rapport au 0,2% annoncé pour l’Italie. La France garde des fondamentaux relativement sains par rapport à certains de ses voisins. Par ailleurs, il ne vous a pas échappé que le plan massif visant à ce que le travail paie, avec la prime d’activité, c’est le 5 février, vous avez vu, 3,5 millions de personnes qui ont ce relèvement de la prime d’activité, tout cela va contribuer au maintien du pouvoir d’achat. Je pense que ce n’est d’ailleurs pas un hasard si le résultat français est supérieur, par exemple, en tout cas aux prévisions faites pour notre ami allemand. Mais, par ailleurs, ce coup de froid sur l’Europe n’est pas bon, parce que l’Europe ce sont les deux tiers de nos exportations françaises.

Q - et notamment l’Allemagne.

R - Si nos voisins s’enrhument, on risque d’éternuer aussi. Il est donc important d’aller trouver des relais de croissance sur des zones comme l’ASEAN, parce que ça va très vite, très fort, sur l’Afrique, parce que là aussi, ça va très vite, très fort, et parce qu’il est important de regarder le grand large de plus en plus de près.

Q - On va essayer d’y voir un peu plus clair, avec le Brexit. On sait que Theresa May rencontre aujourd’hui Jean-Claude Juncker et Donald Tusk pour essayer de trouver une solution. C’est pour ça qu’elle est envoyée par son parti, c’est pour négocier encore quelque chose, sur le backstop, sur la frontière irlandaise. C’est un nièt du côté de l’Union européenne. Est-ce qu’il faut s’attendre, se préparer à un no deal ? Personne ne voulait y croire, on a le sentiment que l’on est en train de basculer vers ce no deal.

R - En tous les cas, nous nous préparons, au gouvernement, à toutes les éventualités. Et, c’est important, on le fait avec les entreprises, parce que, effectivement, on ne peut pas exclure le hard brexit. Ce n’est pas ce que l’on souhaite. De toute façon, par définition, le brexit, c’est perdant-perdant, donc on va y perdre aussi. Le hard brexit, c’est encore plus loose-loose. Il est donc important qu’on soit préparé pour maintenir des flux commerciaux, de personnes. Et donc, chaque semaine, à chaque conseil des ministres, on prend les ordonnances qui permettent ces mesures en cas de hard brexit. Maintenant, les Anglais prennent conscience aussi, quelques années plus tard, du résultat d’un vote. C’est leur choix souverain, mais souvenons-nous de la façon dont la campagne s’est conduite à l’époque et finalement les Britanniques se sont aussi prononcés sur le fondement d’un certain nombre d’affirmations péremptoires, de rumeurs, parfois de fake news avant l’heure. Hélas, auj ourd’hui, tout le monde va en payer le prix. C’est regrettable.

Q – Mais là, on sait bien qu’il y a des ordonnances qui ont été prises par le gouvernement, justement pour se préparer à ce brexit. C’est dans 50 jours, ça va très vite. Malgré tout, je repose ma question parce qu’on le perçoit, que ce soit du côté du MEDEF, un peu partout, et du gouvernement, que l’on s’attend à ce no deal ?

R – Un accord de retrait a été négocié. Cela a pris deux ans. Maintenant, cet accord, il avait été agréé par le gouvernement britannique, par l’Union européenne. On ne peut pas remettre indéfiniment l’ouvrage sur le métier. On peut parler de la relation future. Et nous voulons une relation future avec le Royaume-Uni qui soit forte, ambitieuse et qui ait le moins d’obstacles ou de freins possible. Mais l’accord est là, et il n’y a pas de meilleur accord que celui qui est là sur la table. Maintenant on le voit, tout cela est question de politique intérieure britannique, où il y a des majorités qui arrivent à s’exprimer contre, mais aucune majorité qui arrive à se dégager pour très concrètement construire, bâtir, mais ce n’est pas aux Européens de faire des concessions face à des Britanniques qui n’arrivent pas…

Q - Donc vous considérez qu’il ne faut plus faire de concessions ?

R - Il y a un accord, il a été négocié. Une fois qu’on a topé, on a topé.

Q - Oui, mais il faut être deux pour toper.

R - En l’occurrence, l’Union européenne et le gouvernement britannique ont topé. Ce que l’on peut regarder, c’est la relation future, et là on peut apporter des éléments rassurant sur la relation future, mais, encore une fois, il faut maintenant se préparer à tout. J’incite d’ailleurs vos auditeurs, qui sont entrepreneurs, à ne pas hésiter à consulter le site brexit.gouv.fr, parce qu’on met un certain nombre de modes d’emploi pour se préparer à cela, c’est important qu’ils le sachent.

Q - Oui, absolument. Comment se préparer ? Le patron du MEDEF, Geoffroy Roux de Bézieux, a dit que c’était quelque chose de très grave pour les entrepreneurs français, pour l’économie française. Est-ce que vous avez mesuré l’impact que cela pouvait avoir, dans un premier temps, en tout cas ?

R – Dans un premier temps, si on va vers un hard brexit, on va s’attacher à minimiser l’impact. C’est-à-dire que nous prenons des dispositions unilatéralement, soit à titre national, soit à titre européen pour, par exemple, éviter de remettre en place un système de visas pour les citoyens britanniques. On sait que l’on a beaucoup de touristes britanniques, et remettre un système de visas les pénaliserait ; de la même façon pour la circulation des transports. Ce sont des mesures unilatérales pour permettre un maintien de ces flux pendant plusieurs mois et mener une négociation avec le Royaume-Uni

Q – Donc il n’y aura pas de visas, en France, pour les citoyens britanniques ?

R – On est en train de travailler là-dessus, parce que c’est au niveau européen que cela se décide. Le consensus est en train de se faire. Il est important, dans les premiers mois, de maintenir tout simplement la circulation des hommes et des femmes. Après, il y aura le temps d’une négociation, mais dans un premier temps, il faut amoindrir le choc.

Q - Amoindrir le choc, est-ce que vous avez mesuré ce choc pour l’économie française ? Vous avez raison, tout le monde sera perdant. Eux, ils seront perdants…

R - Ils le seront plus que nous.

Q - Plus que nous ? Mais nous, à quelle hauteur ?

R - Ils le seront plus que nous parce que 50 % de leurs importations se font à destination de l’Union européenne. Donc, c’est important. Moi, j’ai en tête que notre premier excédent commercial il est avec le Royaume-Uni. Donc, ce n’est pas rien et c’est pourquoi nous avons aussi intérêt à faire en sorte que les flux puissent se maintenir dans les meilleures conditions possibles.

…/…

Q - Jean-Baptiste Lemoyne, à propos des gilets jaunes… Vous dites grand débat, qui dit grand débat dit gilets jaunes. Mardi, le vice-président du conseil italien Luigi Di Maio, donc le président du mouvement 5 étoiles a rencontré des représentants des gilets jaunes. Ca fait hurler le Quai d’Orsay. Pourquoi ?

R – Ce n’est pas de très bonne politique entre États fondateurs d’aller s’ingérer dans la politique intérieure du voisin. Nous avons eu l’occasion de le dire, l’ambassadrice d’Italie a été convoquée au Quai d’Orsay. Manifestement, on voit qu’il y a une course à l’échalote entre les deux vice-présidents italiens, monsieur Salvini et monsieur Di Maio…

Q - Ce n’est pas convenable de recevoir des gilets jaunes ?

R - C’est à qui sera le plus dans le bashing français mais donc on ne va pas s’abaisser à tomber dans la provocation qu’ils nous tendent. Ce qu’on souhaite c’est pouvoir travailler avec tous les États membres de l’UE dans les meilleures conditions. Je constate d’ailleurs que leur politique économique est en train de plonger le pays dans la récession. On voit bien que l’addition des démagogies produit surtout de mauvais résultats économiques.

Q - On voit surtout que l’Europe est vraiment très mal en point. À quelques semaines des élections européennes… La décision Alstom Siemens, on a l’impression que c’est une grande claque quand même pour Paris et Berlin. Donc tout le monde dit haro sur la Commission européenne qui respecte des lois. La Commission, il faut quand même voir, ce sont des lois qui ont été fixées par les gouvernements. Donc, l’Italie, le Brexit…

R - Attendez, on ne va pas se mentir, l’Europe elle est à la croisée des chemins. Tout cela résulte d’une construction longue, patiente qui a pris des décennies et on voit que ça peut se déliter à vitesse grand V. Donc, aujourd’hui, c’est vraiment important. Je pense qu’il faut qu’on puisse aussi faire en sorte que l’Europe se réinvente. On le voit bien, il y a un certain nombre de politiques qui doivent être revues. La politique de la concurrence en 2020 ce n’est pas la même qu’il y a 30 ans. L’émergence de champions chinois et autres et donc il faut revoir cela. De même, la politique commerciale européenne heureusement, on la fait évoluer, il faut qu’on continue à la faire évoluer. Parce qu’avant c’était un petit cénacle, un petit entre soi qui négociait ses accords de libre-échange, moralité : les peuples ne se sentaient pas associés et concernés. Aujourd’hui, les mandats de négociation, ils sont transparents, ils sont mis en ligne. On y met du développement durable par ce qu’il faut être cohérent entre nos politiques commerciales et nos politiques environnementales. Bref, oui, il faut revoir de fond en comble un certain nombre de politiques européennes et, de ce point de vue-là, je peux vous dire qu’on ne sera pas en arrière de la main en proposition parce qu’on est des Européens convaincus mais il faut aussi savoir perfectionner, revoir certaines politiques.

…/…

Q – C’est la fin du tunnel du Lyon-Turin ? Les Italiens n’en veulent pas…

R – C’est plus compliqué, parce que les Italiens ne sont pas d’accord entre eux. C’est une autre illustration du fait que l’alliance de la ligue et du M5S c’est l’alliance de la carpe et du lapin, parce que l’un veut le tunnel, l’autre ne le veut pas.

Q – Nous, les Français, on continue…

R – Oui, bien sûr, parce que cela fait partie de ces infrastructures structurantes qui sont essentielles.

Q – Oui, cela aura été vraiment difficile à accoucher, encore pire que l’Eurotunnel… Merci beaucoup d’avoir été avec nous, Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État auprès de Jean-Yves Le Drian.

R – Merci beaucoup./.

publié le 29/03/2019

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