Le cessez-le-feu au Haut Karabagh était indispensable, selon le Ministre

Haut Karabagh - Réponse de M. Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des affaires étrangères, à une question au gouvernement à l’Assemblée nationale

(Paris, 17 novembre 2020)

Monsieur le Député,

Je voudrais vous redire ici ce que j’ai dit à plusieurs reprises, y compris dans cette Assemblée, je vous ai dit à plusieurs reprises que depuis six semaines de cette grave crise entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, à tout moment, plusieurs fois par semaine, nous étions en relation avec les autorités arméniennes. Et le fait que nous tenions notre place dans le cadre du Groupe de Minsk était demandé par les autorités arméniennes, au plus haut niveau. Je voulais vous le rappeler parce que certains semblent ne pas le savoir.

Je voudrais aussi vous dire, Monsieur le Député, que vous savez, comme moi, que d’une part ce cessez-le-feu, là, était indispensable pour sauver des milliers de vies ; chacun en a conclu, y compris le Premier ministre arménien qui l’a lui-même signé.

Deuxièmement, ce cessez-le-feu ne règle pas le fond. Et donc, la question qui est posée, c’est : comment, demain, on règle les problèmes de fond ? Eh bien, Monsieur le Député, ces discussions ont déjà commencé, d’une part entre le Président de la République et le Président Poutine, d’autre part, entre le secrétaire d’État Mike Pompeo et moi-même hier à Paris ; et nous aurons demain une réunion à Moscou avec les ambassadeurs chargés du dossier pour lever les ambiguïtés du cessez-le-feu. Il y a des ambiguïtés dans le cessez-le-feu, à la fois sur les réfugiés, à la fois sur la délimitation du cessez-le-feu, à la fois sur la présence de la Turquie, à la fois sur le retour des combattants et à la fois sur le début de la négociation sur le statut du Haut Karabagh.

C’est ce que vous pensez aussi, parce que je lis vos papiers sur le sujet, et c’est ce que nous allons essayer de faire./.

publié le 19/11/2020

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