Le langage des signes explore les sciences physiques et l’ingénierie

Une initiative financée conjointement par l’Institute of Physics, l’Institute of Physics in Engineering and Medicine, la Royal Academy of Engineering et la Royal Society, a permis à une équipe de recherche du Scottish Sensory Centre, basé à Edimbourg, de développer un glossaire de 116 termes de sciences physiques et d’ingénierie en utilisant le langage des signes britannique. Ce projet a pour objectif d’encourager plus d’étudiants souffrant de déficience auditive à s’orienter vers ces disciplines scientifiques.

Avant la création de ces nouveaux signes, des termes complexes tels "endothermique", "exothermique", "réaction en chaîne", "fibre optique" ou encore "diffraction", étaient soit épelés soit lus sur les lèvres, ou encore des arrangements temporaires étaient mis au point entre un étudiant et son professeur. Tout ceci pouvait aisément constituer un frein à la poursuite d’études supérieures. La mise au point, en langage des signes, de ces nouveaux termes et de leurs définitions, complémente les glossaires précédemment définis en chimie et biologie et fait partie du portefeuille de travail du Science, Technology, Engineering and Mathematics Disability Committee (STEM-DC, Comité pour les troubles d’apprentissage dans les domaines des sciences, de la technologue, de l’ingénierie et des mathématiques). Le STEM-DC est un groupe collaboratif de professionnels ayant pour objectif de trouver des moyens pour améliorer les pratiques et prestations offertes aux personnes handicapées souhaitant étudier des disciplines scientifiques. Ses principaux membres sont les sponsors de cette étude auxquels s’ajoutent la Campaign for Science and Engineering, la Royal Society of Chemistry et la Society of Biology.

Selon le professeur Peter Main, directeur pour l’éducation et la science au sein de l’Institute of Physics, "ce projet illustre les objectifs du STEM-DC de travailler sur des projets pratiques visant à lever les barrières en sciences et ingénierie auxquelles faisaient face les personnes handicapées. Tout le monde étudie les sciences jusqu’à l’âge de 16 ans, et les nouveaux signes vont permettre aux personnes utilisant le langage des signes britannique d’avoir accès à l’intégralité des idées conceptuelles".

Sources :

- More than 100 new signs for deaf physics students, Institute of Physics website, 20 juin 2012, http://www.iop.org/news/12/june/page_56379.html
- STEM-Disability committee website, http://www.stemdisability.org.uk/

Rédacteurs :

Maggy Heintz

publié le 06/12/2012

haut de la page