Les réseaux existants

Les universités britanniques jouissent d’une grande autonomie et préfèrent des accords informels, tandis que les universités françaises souhaitent des accords plus structurés. Par ailleurs, les universitaires britanniques sont surtout demandeurs de contacts au niveau de la recherche, d’où un volet « mise en réseaux » important.

La création de l’ANR en 2005, sur le modèle des organismes de financement de la recherche existants au Royaume-Uni (les Research Councils) et au niveau Européen (European Research Council), a stimulé la création de nouveaux réseaux. Le plus ancien et le plus actif, avec 4 doubles Masters, est celui de Sciences Po/LSE, rejoint depuis par de nombreux autres, dont voici quelques exemples : Cambridge, Oxford/ENS, Imperial College London/Polytechnique, Cambridge/Ecole Centrale, KCL/Paris 1, UCL/Paris 6/ENS, Lille 1,2,3/Université du Kent (Transmanche). On peut affirmer que la grande majorité des universités au Royaume-Uni et en France ont une forme ou une autre de coopération avec un établissement d’enseignement supérieur de l’autre pays, notamment dans le domaine de la recherche.

Ces réseaux concernent toutes les disciplines. Si les sciences « exactes » sont historiquement concernées, il faut souligner les développements récents de réseaux en sciences humaines et sociales : droit, sociologie, relations internationales, histoire, philosophie et bien évidemment dans tous les divers aspects des French Studies qui feront l’objet d’une présentation particulière.

La création de Chaires de Professeurs français, Visiting Professors, dans les universités britanniques s’est avérée un excellent moyen de développer ou de renforcer ces réseaux. Elles constituent un moyen peu coûteux d’engager des relations durables entre universités et de faire connaître la recherche française. Universitaires français et britanniques sont très demandeurs. Au cours des dernières années, plusieurs chaires ont ainsi été créées, notamment à la LSE (Pr Marie Mendras depuis septembre 2008 ; elle a succédé au Pr Christian Lequesne), à Cambridge (Pr Emmanuel Bury de l’Université de Versailles St Quentin, Pr Catherine Volpilhac de l’ENS Lyon, Pr Philippe Caron de Poitiers, ou encore Dr Emmanuelle de Champs de Paris 8 et Pr Marie-Pierre Gaigeot de l’Université d’Evry), à Sussex University (Pr Anne Thompson de l’Université de Paris 8), à Oxford (Dr Sandrine Fraboulet, de l’Université Joseph Fourier à Grenoble), entre autres.

publié le 20/03/2015

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