> Nomination d’un candidat à la présidence de la « Royal Society » - avril 2005

Fondée officiellement le 28 novembre 1660 par Christopher Wren, Robert Boyle, John Wilkins, Robert Moray et William Brouncker, la « Royal Society » de Londres remplit trois fonctions, celle d’académie des sciences indépendante, celle de société savante et celle d’organisme de financement. Depuis sa création, 58 présidents se sont succédés à sa tête et les 19 présidents nommés depuis 1915 étaient tous lauréats des prix Nobel de chimie, de physique, de médecine ou de physiologie ou de prix internationaux dans d’autres domaines. Les statuts de la Royal Society précisent que le président doit être élu chaque année par les « fellows » (les membres) et qu’il peut occuper ce poste durant cinq ans. Parmi les présidents précédents de la « Royal Society », on peut citer bien sûr Christopher Wren mais également Samuel Pepys, Isaac Newton, Ernest Rutherford ou encore William Bragg.

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Martin Rees, candidat à la présidence de la Royal Society

Le président actuel est Lord Robert May of Oxford, un natif d’Australie qui débuta sa carrière en physique théorique puis s’orienta vers la zoologie. Fin mars 2005, le conseil de la « Royal Society » a annoncé qu’il avait nommé comme candidat à la présidence le professeur Sir Martin Rees. Cette proposition sera soumise au vote des « fellows » qui sera clos le 31 mai 2005. Le résultat de l’élection sera confirmé le 14 juillet 2005 lors de la réunion du conseil. Sir Martin Rees occupe de nombreux postes et a été honoré par une grande quantité de prix scientifiques. Il est « Master » de « Trinity College » à Cambridge et professeur de cosmologie et d’astrophysique à l’institut d’astronomie de l’université de Cambridge. Il est également « visiting professor » auprès de l’université de Leicester et d’Imperial College. Il a en outre été nommé « Astronomer Royal » en 1995. Les domaines de recherche qui retiennent actuellement son intérêt sont les suivants :

• l’astrophysique des hautes énergies, tout spécialement les bouffées de rayons gamma, les noyaux galactiques, la formation des trous noirs et les processus radiatifs (incluant les ondes gravitationnelles) ;

• la formation de la structure cosmique, tout spécialement la génération précoce des étoiles et des galaxies qui se sont formées dans les décalages vers le rouge ;

• les problèmes cosmologiques généraux.


Sources : The Royal Society, 29/03/05, www.royalsociety.org ; Cambridge University, www.ast.cam.ac.uk/IoA/staff/mjr/

publié le 26/05/2005

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