> Nomination d’un nouveau comité consultatif national sur les technologies de réduction des émissions de CO2 - juillet/août 2007

Quelques jours avant la réorganisation ministérielle du 28 juin 2007, le Department of Trade and Industry (DTI, l’ancien ministère du commerce et de l’industrie transformé) annonçait la nouvelle composition du Comité consultatif national sur les technologies de réduction des émissions de CO2 (Advisory Committee on Carbon Abatement Technologies, ACCAT). Ce groupe d’experts provenant de toutes origines (industrie, recherche académique et politique scientifique) a été crée en 2003 pour apporter un soutien technique au gouvernement britannique dans la mise en place de sa stratégie de déploiement des technologies de réduction des émissions de CO2. Ce comité est particulièrement engagé dans le développement des technologies énergétiques utilisant les ressources fossiles affectant peu l’environnement. Le DTI a souhaité que plusieurs spécialistes du domaine de la capture et du stockage du CO2 soient inclus au sein du nouveau comité, afin de mettre l’accent sur ces technologies très convoitées depuis la publication de l’Energy Review de 2006.

Une permission avait été accordée au Bureau du commissaire pour les nominations publiques (Office of the Commissioner for Public Appointments) de reconduire les six membres de l’ACCAT déjà en place et d’en désigner cinq autres possédant de fortes compétences dans le domaine de la capture et du stockage du CO2 (CCS pour Carbon Capture and Storage). Les onze membres en poste depuis le 1er juillet 2007 sont donc :

- six membres déjà en poste :

  • M. Nick Otter : directeur de la technologie et des affaires extérieures d’Alstom Power Ltd., il est président de ce comité depuis sa création en 2003 ; c’est un expert reconnu au niveau européen concernant les technologies énergétiques à faible taux d’émission de CO2 ;
  • le Pr Allan Jones (directeur du département R&D d’EON UK plc.) et M. Brian Ricketts (consultant en énergétique spécialisé sur le charbon au sein de l’Agence Internationale de l’Energie) : tous les deux éminents spécialistes dans les systèmes de génération d’électricité au charbon, ils sont nommés vice-présidents de l’ACCAT ;
  • le Dr Mika Farley (directeur de la politique technologique dans l’entreprise Doosan Babcock Energy Ltd.), le Dr Nick Riley (responsable du programme « Energie renouvelable et développement durable » de la British Geological Survey) et le Dr Paul Freund (consultant énergie indépendant) : ils possèdent chacun une grande expertise dans les domaines des centrales au charbon propres et du CCS et sont donc reconduits en tant que membres du comité ;

- cinq membres venant compléter l’ACCAT :
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  • le Dr Jon Gibbins (maître de conférences senior au département de génie mécanique d’Imperial College London) : il travaille depuis dix ans sur le CCS et est très impliqué dans les réseaux de recherche et d’information sur ce thème, notamment le UK Carbon Capture and Storage Consortium (UKCCSC, consortium d’universités autour de la problématique du CCS) dont il a été le principal instigateur ;

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  • le Pr Stuart Haszeldine (professeur de géologie sédimentaire à l’Université d’Edimbourg) : il s’agit d’un géologue de renom, expert en géologie souterraine, en hydrogéologie et en géo-ingénierie, anciennement conseiller technique dans le cadre d’un rapport d’étude publié par le Comité pour la science et la technologie de la chambre des Communes en février 2006 concernant le CCS ;
  • le Dr Tony Espie (conseiller spécialisé sur le stockage du CO2 au sein de BP Alternative Energy), le Dr Nina Skorupska (directeur de la technologie de RWE NPower plc) et Mr Peter Whitton (directeur adjoint de Progressive Energy Ltd) : tous trois sont largement impliqués depuis plusieurs décennies dans le développement de projets énergétiques propres à l’échelle nationale ou internationale.

Les nominations annoncées sont valables pour trois ans, donc jusqu’au 31 mai 2010. L’élargissement opéré au sein de l’ACCAT vers une plus grande prise en compte des technologies de capture et de stockage du CO2, pourrait contribuer à une accélération des phases de développement et de déploiement du CCS au Royaume-Uni et plus globalement en Europe. Par ailleurs, cela représente une des technologies-clés qui pourraient permettre de remplir les objectifs ambitieux de réduction des émissions de CO2 imposés par le gouvernement britannique pour 2020 et 2050.

Auteur : Xavier THIERRY


Sources : DBERR, Energy/Sustainable Technologies, www.berr.gov.uk ; Whitehallpages.Net, Press releases, 21/06/2007, www.whitehallpages.net

publié le 11/09/2007

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