Nouveau test permettant de déterminer la personne sans avoir recours à l’ADN

Les méthodes traditionnelles d’amplification d’ADN ne peuvent être mises en œuvre dans les cas de viols car l’ADN de la victime est amplifié en même temps que celui de l’agresseur, et il est impossible de discriminer les deux. C’est pourquoi une équipe de chercheurs basée au Service de Médecine légale de Birmingham a mis au point un test innovant qui permettra d’identifier l’empreinte ADN d’un délinquant sexuel sur un prélèvement fait chez une victime, même en l’absence de spermatozoïdes.

La méthode mise au point par le Dr. Andy Hopwood et ses collègues consiste à isoler les cellules à caractéristiques masculines. Cette méthode consiste, à partir d’un montage sur lame microscopique, à combiner deux techniques distinctes : l’hybridation in situ par fluorescence, qui vient marquer les séquences d’ADN de toutes les cellules et la microdissection laser (LMD), qui permet d’isoler et d’extraire les cellules contenant le chromosome Y (et donc provenant de l’agresseur). Une analyse de l’ADN est alors possible, même en très faible quantité.

Après les premiers tests réels effectués en janvier 2007, un suspect a été arrêté grâce à cette méthode. Les scientifiques avaient réussi à déterminer l’empreinte génétique de cet individu à partir d’un prélèvement vaginal chez la victime près de 24 heures après que l’agression ait eu lieu, alors qu’il n’y avait pas de traces de spermatozoïdes. Les scientifiques estiment que cette technique permettra d’identifier environ 90 viols supplémentaires par an.


Source : BBC News, 0903/07, http://news.bbc.co.uk

publié le 18/11/2008

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