Partenariats universitaires, techniques et de recherche

Au Royaume-Uni, l’essentiel de la recherche scientifique est conduite dans les départements universitaires. La coopération en matière scientifique et de recherche est donc, pour l’essentiel, de la coopération universitaire et la distinction entre coopération universitaire académique et coopération en matière de recherche semble purement formelle, au moins en ce qui concerne les études post-licence (ex 3ème cycle). En effet, une formation universitaire n’a de sens que si elle s’appuie sur une activité de recherche, et dans l’université la conquête du savoir que constitue la recherche prend du sens parce qu’il y a aussi transmission de ce savoir.

Alors que les partenariats scientifiques bilatéraux sont particulièrement développés entre nos deux pays, le Service pour la Science et la Technologie de l’Ambassade de France au Royaume-Uni (SST) a mis en place un programme important d’aide à l’élargissement de ces partenariats en réseaux de recherche franco-britanniques dans un premier temps, favorisant ensuite, dès que cela est possible, une dimension européenne. L’émergence d’unités mixtes de recherche, le développement de Centres d’Investigations Cliniques franco-britanniques et européens et la synergie entre nos deux pays vers les pays émergeants dans le cadre des Maladies Tropicales sont également des thèmes prioritaires pour le SST.

Plusieurs programmes de financement croisés ont ainsi été mis en place depuis trois ans dans des domaines où la complémentarité des excellences est devenue la condition nécessaire à la réussite des recherches entreprises. Le SST attache la plus grande importance à poursuivre ces programmes dans la perspective de la construction de l’espace européen de la recherche et la mise en place d’actions concertées pour l’aide au développement des pays du Sud.

Constitution de réseaux de recherche

Le SST offre un soutien à l’organisation de réunions de prospective de type « 10x10 » (10 scientifiques français plus 10 scientifiques britanniques) visant à créer les conditions favorables à l’émergence de projets de coopération en réseau. Cette activité est un outil privilégié : une quinzaine de réseaux de recherche, incluant des partenaires de nombreux pays européens, ont ainsi vu le jour dans l’ensemble des champs de disciplines au ciurs des deux dernières années. Plusieurs de ces réseaux ont été sélectionnés ou sont en cours d’évaluation dans le cadre du 6° PCRD.

Les projets de telles réunions de prospectives sont à adresser au SST, à l’Attaché Scientifique expert du domaine concerné. Ils comprendront un exposé des objectifs poursuivis de trois à quatre pages ainsi qu’un court CV des personnalités invitées à participer à cette rencontre. Chaque dossier est soumis à une évaluation auprès d’experts scientifiques compétents.

La mise en place, au sein des universités britanniques, de groupes ou unités de recherche mixtes impliquant les organismes de recherche français, est un moyen plus élaboré de concrétiser des coopérations bilatérales fortes, en créant des liens officiels au plan universitaire et scientifique entre nos deux pays. Plusieurs opérations de ce type ont été mises en place avec le CNRS et, récemment, l’unité mixte Inserm U609 / Wellcome Trust / Université de Glasgow a ainsi été crée en janvier 2004, grâce à une très forte implication du Service Scientifique. Une Equipe de Recherche Associée Inserm / Université de Dundee est en cours de création dans le domaine du Cancer. Des efforts comparables devront être entrepris dans d’autres domaines du champ scientifique, en lien avec le CNRS.

Le Service pour la Science et la Technologie soutiendra au maximum ces initiatives avant l’officialisation des liens entre les différents partenaires. Une attention particulière sera portée au développement des réseaux de recherche clinique et des centres d’investigations cliniques franco-britanniques et européens. Contacter le Conseiller Scientifique ou le Conseiller Scientifique Adjoint

Coopération académique : Cotutelle Internationale de Thèse, "Joint PhD"

Le Service pour la Science et la technologie de cette Ambassade a été à l’origine de la valorisation des co-tutelles de thèse en co-tutelles internationales de thèses, dont l’arrêté d’application a été signé le 6 janvier 2005 et publié au Journal Officiel le 13 janvier dernier. Cet arrêté permet à un étudiant de recevoir, après sa formation commune dans les deux pays, un diplôme unique de thèse portant les sceaux des deux universités partenaires. Les universités britanniques n’acceptant pas qu’un seul et même travail de thèse puisse aboutir à l’attribution de deux diplômes de thèse indépendants, schéma des cotutelles de thèses qui existait jusqu’ici, la mise en place de ce diplôme unique sous double timbre a permis de débloquer la situation. Aujourd’hui près d’une vingtaine d’universités britanniques ont accueilli chaleureusement ce programme de “Joint PhD”. Nous envisageons le montage d’Ecoles Doctorales franco-britanniques s’appuyant sur ce co-diplôme de thèse.

Un accord avec le “Scottish Executive” (Gouvernement Ecossais) a permis, dès la rentrée 2005, de co-financer, sous l’égide de la Royal Society d’Edimbourg, des projets de collaboration bilatérale franco-écossaise d’excellente valeur scientifique reconnue par des comités d’experts, avec accueil d’étudiants en thèse entrant dans ce cursus de formation du Joint PhD. Le Service Scientifique souhaite pouvoir intéresser des partenaires industriels à cette opération : en effet, le soutien de partenariats franco-britanniques, après évaluation des projets par des experts reconnus permettant la sélection des plus hauts niveaux d’excellence possibles, apparaît comme le meilleur moyen de consolider les liens entre chercheurs de nos deux pays, les préparant ainsi à participer aux programmes européens ou à développer des Groupes ou Unités de recherche mixtes.

Pour toute information complémentaire concernant les cotutelles internationales de thèse franco-britanniques, veuillez contacter le Dr. Claire Mouchot, Attachée Scientifique pour les Sciences de la Vie, Biologie, Médecine avant d’engager des négociations avec les autorités universitaires.

publié le 26/02/2013

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