Un mois pour célébrer l’histoire du peuple noir à Cambridge

Le 14 octobre a marqué le début d’un mois de célébrations organisées par le Centre d’études africaines de l’Université de Cambridge destinées à rappeler les grands moments de l’histoire des peuples d’Afrique noire.

Dans l’ensemble des événements qui ont eu lieu pendant ces quatre semaines, deux expositions soulignent plus particulièrement les liens étroits entre l’histoire des Noirs et des Blancs. La première est consacrée à l’antiesclavagiste Olaudah Equino, né au Nigéria et vendu comme esclave à l’âge de 11 ans en 1792. L’autre porte sur l’infirmière Mary Seacole, une figure majeure de la guerre de Crimée, redécouverte depuis peu. Cette femme mi-jamaïcaine, mi-écossaise, est aujourd’hui reconnue à l’égal de Florence Nightingale pour son action et le courage qu’elle a déployé pendant un des conflits les plus durs de l’Angleterre victorienne.

Il faut souligner que les déclarations des organisateurs montrent combien les inquiétudes suscitées par les attentats du mois de juillet ont marqué ces manifestations. Derek Peterson, directeur du Centre d’études africaines, a en effet insisté sur l’importance de l’histoire dans la construction de l’identité des peuples, et indiqué que ce Black History Month devait permettre d’élargir l’idée de l’identité britannique.

www.admin.cam.ac.uk/news 14 octobre 2005

publié le 27/03/2006

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