Un nouveau test pour le dépistage de la tuberculose

Des scientifiques d’Imperial College London ont mis au point un nouveau test simple et rapide de dépistage de la tuberculose qui pourrait remplacer celui en place actuellement, plus coûteux et plus lourd à gérer. Les résultats de leurs recherches, menées en collaboration avec une équipe de l’hôpital Northwick Park, sont publiés dans le journal Clinical Infectious Diseases.

Par comparaison avec les techniques actuelles, ce nouveau test nécessite que les patients inhalent de l’eau salée nébuleuse pendant 20 minutes, leur permettant ainsi de produire des expectorations provenant du plus profond des poumons, où se niche Mycobacterium tuberculosis la bactérie responsable du développement de la maladie. Trois répétitions de cette procédure dans le courant d’une journée sont nécessaires, présentant l’avantage non négligeable de donner des résultats plus rapides et d’éviter les méthodes invasives décrites dans l’encart ci-dessous. Il permet en outre le démarrage d’un traitement de manière précoce le cas échéant.

Les procédures actuelles de dépistage de la tuberculose sont des techniques invasives incluant des lavements d’estomac et des bronchoscopies associées à des lavages bronchoalvéolaires. Elles nécessitent l’insertion de tubes dans l’estomac ou dans les bronches pour collecter des échantillons de mucus avalés pendant la nuit du tissu pulmonaire infecté à partir duquel la bactérie Mycobacterium tuberculosis peut être détectée. Les patients doivent rester à l’hôpital pendant environ trois jours.

Les premiers résultats provenant de ce nouveau test démontrent qu’il est aussi efficace, voire plus, que les procédures actuelles, pour diagnostiquer la maladie. Sur 140 patients examinés et ayant été soumis aux trois procédures, 39 % étaient diagnostiquées positivement avec le nouveau test contre 30 % avec un lavage gastrique. Aucun cas additionnel n’était détecté par la méthode de bronchoscopie.


D’après la Health protection Agency, l’incidence de tuberculose augmente au Royaume-Uni avec environ 8 000 nouveau cas diagnostiqués par an, en majorité dans les grandes villes. Environ 40 % des cas ont été détectés à Londres.

Source
- Imperial College London, News, 01/06/07


Rédactrice : Dr Claire Mouchot

publié le 17/11/2008

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