Unanimité sur les principes de l’élargissement de l’UE

Union européenne - Élargissement - Déclaration de Mme Amélie de Montchalin, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, à l’issue du Conseil affaires générales

(Bruxelles, 19 novembre 2019)

Nous venons de terminer cette journée de Conse il affaires générales. Beaucoup de discussions, sur l’État de droit, sur le budget européen, sur le Conseil européen de décembre et à l’instant sur l’élargissement. Ce qui est très intéressant, c’est que nous venons d’avoir une unanimité dans une discussion très apaisée, très unifiée sur la nécessité de rappeler un certain nombre de principes.

D’abord le fait que la perspective européenne des Balkans occidentaux n’est pas remise en question, qu’elle est souhaitée, qu’elle est défendue et que c’est un point de départ sur lequel nous sommes tous d’accord.

Deuxième principe sur lequel il y a une unité, c’est la demande formelle par les États membres, le Conseil, de voir la Commission travailler pour janvier 2020 à des propositions pour améliorer le processus de négociation, pour le rendre plus efficace, pour le rendre plus lisible, pour le rendre plus concret et donc les propositions principielles que nous avons faites ont été reprises pour la Commission en tant que travail. C’est à elle maintenant de faire des analyses techniques, de pouvoir créer une proposition qui soit équilibrée mais c’est un message commun de tous les États membres aujourd’hui pour que la Commission puisse travailler en ce sens.

Autre message commun, c’est que nous demandons aux États de la région de continuer les réformes - tout cela doit se passer en parallèle, les réformes dans la région, les réformes du processus lui-même - et puis, nous préparer collectivement à ce que nous ayons - comme cela a été dit au Conseil européen - au printemps prochain 2020, des discussions qui puissent se tenir sur la base également, c’est ce qui a été demandé, c’est que nous puissions avoir un point d’étape formel de la Commission sur les réformes menées en Macédoine du Nord et en Albanie, que nous ayons un nouveau point d’étape formel en 2020.

Je note, qu’il y a un mois, on décrivait une Europe divisée et un débat sur lequel nous aurions eu une position de véto. Ce que j’entends aujourd’hui c’est qu’il y a bien, comme je l’avais dit à la sortie du Conseil il y a un mois, plusieurs positions, mais une unanimité et un travail collectif et un message unifié sur les points sur lesquels je viens de revenir.

Q - Est-ce que sur les propositions que la France a faites c’est quelque chose qui devrait être appliqué aussi pour les pays qui négocient déjà comme la Serbie et le Monténégro ?

R - C’est là-dessus qu’il faut qu’on travaille. Je crois que les pays pourraient être intéressés si cette méthodologie nouvelle est proposée par la Commission. Je crois que les pays actuels, la Serbie et le Monténégro notamment, pourraient vouloir entrer dans ce processus. C’est une décision qui leur appartient, c’est une décision qu’il faut avoir avec la Commission. C’est un peu tôt de leur demander puisque nous n’avons pas de mandat formel sur la table. Mais une fois que la Commission aura pu faire ses propositions, je pense qu’il y aura matière à discuter de cela avec eux. C’est un choix qui est le leur et qui doit être fondé sur la base d’une réelle proposition, pas juste ce que nous, nous avons mis sur la table aujourd’hui, qui est une proposition politique, principielle, mais qui a été maintenant remis à la Commission formellement pour qu’elle puisse travailler d’ici janvier 2020. Je vous remercie./.

publié le 21/11/2019

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