… malgré une croissance faible du nombre d’étudiants britanniques en second cycle

Dans une étude publiée le 21 janvier 2010, le Higher Education Policy Institute (HEPI) et la British Library présentent un constat alarmant pour la recherche britannique à moyen ou long terme eu égard au nombre de nationaux britanniques choisissant les études conduisant à la recherche, et demandent au gouvernement d’accroître l’attractivité des PhD pour les étudiants britanniques.

Selon cette étude, le nombre d’étudiants britanniques en première année de second cycle universitaire (étudiants « postgraduates  ») a augmenté de 3 % entre 2002-03 et 2007-08, très en-deçà de l’augmentation de 12 % du nombre global d’étudiants « postgraduates » au cours de la même période. Dans le même temps, l’augmentation du nombre d’étudiants des pays membres de l’Union Européenne a atteint 11 % et celle d’étudiants non-UE de 39 %. La raison avancée par les auteurs de l’étude suggère qu’il s’agit des frais d’inscription, largement supérieurs pour les étudiants non-UE, qui rendent ceux-ci extrêmement attractifs pour les universités. Ces frais d’inscription ont augmenté considérablement au cours de ces cinq dernières années, en fonction des universités et des disciplines étudiées, et la viabilité financière de nombreuses universités aujourd’hui en dépend. Parmi les plus friandes d’étudiants non-UE, notons les universités de Cambridge (43 %), d’Oxford (37 %), de Cranfield (36 %), St Andrews (34 %) et Imperial College London (34 %).

Le directeur du HEPI, Bahram Bekhradnia, s’inquiète de cette tendance, et souhaiterait, pour un avenir prospère de la recherche britannique, voir davantage d’étudiants inscrits en Master et PhD. Selon lui, un des obstacles à surmonter provient du petit nombre de bourses de recherche disponibles, et l’avenir de la recherche britannique dépend en partie d’un accroissement de l’attractivité des études doctorales et des carrières de recherche pour les étudiants britanniques.

A l’inverse, le nombre d’étudiants britanniques s’inscrivant en Master professionnalisant a connu une augmentation de 27 % au cours de cette même période. Les universités semblent donc répondre à une demande des étudiants qui souhaitent arriver dans le monde du travail avec une qualification supérieure au Bachelor (équivalent de la licence), ce qui crée un marché nouveau sur le territoire britannique.■


Source : Times Higher Education, 21/01/2010, http://www.timeshighereducation.co.uk/story.asp?sectioncode=26&storycode=410080


Dr Claire Mouchot

publié le 17/05/2010

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